Atelier « Groupe de Recherche »

Le groupe de recherche est constitué de joueurs ayant plusieurs années de pratique. Nous nous retrouvons un weekend par mois de septembre à juin. La qualité des échanges dans ce groupe permet de faire évoluer la pratique T’chi clown vers une plus grande conscience corporelle et une redéfinition constante de la notion d’énergie de jeu.

Pour les t’chi clownistes aguerri-e-s qui souhaiteraient participer aux weekends du groupe de recherche, voici les dates :

ATELIER DE RECHERCHE (sam. 15h-19h et dim. 10h-18h) :

21-22 septembre, 19-20 octobre, 23-24 novembre, 21-22 décembre, 18-19 janvier, 22-23 février, 21-22 mars, 25-26 avril, 16-17 mai, 13-14 juin Improvisations Publiques.

Tarif pour tous les weekends : 600€ (+15 euros d’adhésion saison 19-20)


Texte écrit par Marithé, à l’issue du week-end des 10 et 11 décembre 2016 dont les improvisations sur le thème « L’espace/Le temps » étaient ouvertes au public. Marithé faisait partie des ateliers du dimanche mensuel et depuis elle a rejoint le Groupe de Recherche pour continuer l’aventure avec des joueurs plus expérimentés.

D’abord merci Edmond d’avoir permis ce très beau weekend, ce moment d’Être.

Parler du temps, ça tombe bien. C’est un thème qui m’est cher, qui est chair.

Il m’a fallu tout ce temps, ce cheminement de deux années de dimanches t’chi clownés pour amorcer cette année un virage. Déclic. Lâcher prise. Meilleure écoute?

Il m’a fallu tout ce temps pour respirer, arrondir mes lèvres, entendre les consignes, les mûrir, les écrire dans ma peau, oser laisser naître et grandir le germe d’Être. Le t’chi clown s’est mis sur mon chemin. Pas de hasard. Je m’y suis engouffrée dès le stage de découverte.

Il est  pour moi une possibilité de création, une expression du corps qui me permet de me faire exister (confus! tant pis). Dérisoire ce qui va suivre et pourtant. Quand j’étais enfant, je voulais être danseuse, peut-être comme beaucoup de petites filles, en tout cas pour moi c’était un désir sérieux et profond, pour mes parents une futilité. N’empêche que j’y suis arrivée à me sentir danseuse et de cette manière-là, j’adore et j’adhère..

J’adhère à cette créativité éphémère qui relie au moi profond,  à cette façon de rencontrer les autres dans cette sensibilité fine, proche du cœur, à la liberté du mouvement dans la prise d’espace (grâce aux consignes tout ça, à ton travail, à ta démarche), à la fugacité des instants, à leur densité.

C’est un désencombrement, un riche dépouillement de soi. C’est faire jaillir toute la subtilité qu’un corps peut exprimer et transmettre. C’est habiter le présent intensément, c’est communiquer, communier même avec d’autres « corps sensibles » , c’est être reliés, créer de l’énergie, se faufiler dans l’énergie universelle, c’est vouloir partager un peu de cela avec un public.

Fais le tri. je ne veux pas mettre de grands mots mais le t’chi clown me semble participer à une recherche « spirituelle » Corps et âme rassemblés. Une philosophie qui me convient.

Quant à l’incidence sur le quotidien, je n’y vois pas clair c’est sans doute insidieusement que cette énergie fait son chemin… (à suivre)

A bientôt Edmond. Bon T’chi de fin d’année.

Marithe